Arequipa : enfin un supermarché !

Quel plaisir de retrouver un supermarché : nous n’avions pas vu autant de nourriture dans un même endroit depuis trois semaines. Après un bon bol de 500g de chocapic, nous retrouvons Mathias, notre Robinson Crusoé autrichien, et dégustons les meilleures crêpes du Pérou à l’Alliance française. Trop fatigués pour sortir le samedi soir, nous décidons de tenter le dimanche soir péruvien, c’est un total succès : 6 personnes dans la boîte (dont nous quatre et un serveur), un pisco sour façon pec citron et un irlandais amoureux de Camille.

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Le lendemain, Thomas nous déniche une petite adresse pour le déjeuner. Pour 3 soles (0,70 €), nous avons entré, plat et boisson. A nouveau un total succès : pour épargner notre palais, nous ne touchons pas à la soupe et pour sauver notre estomac, nous ne trempons pas nos lèvres dans la boisson ! Lancés dans un débat houleux – à savoir qui est le moins résistant entre Paul et Thomas – (ndlr : à l’heure où nous écrivons ce blog, Paul vient d’arrêter le bus entre pleine nuit pour des histoires de transit), seule l’extinction de la lumière du restaurant nous fait partir.

Pour la première fois de sa vie, nous emmenons Thomas faire du rafting. 1h30 de descente à pagayer dans les courants. « Forward », « Backward », nous tentons de manœuvrer le bateau tant bien que mal. De très bonnes sensations, quel plaisir !

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Après une matinée sportive, l’après-midi sera culturel : direction le musée Sanctuarios où est conservée « Juanita », la princesse des glaces. Cette jeune fille de 14 ans, restée 530 ans dans les glaces du volcan Ampato, a été sacrifiée par les Incas afin d’apaiser la colère des Dieux. Il aura fallu l’éruption d’un volcan voisin en 1995 pour faire fondre la glace et libérer Juanita de son tombeau. Nous sommes surpris par le très bon état de conservation de cette jeune fille : cheveux, dents, étoffe, peau sont encore présents.
Le soir même nous quittons Arequipa et malgré notre échec nocturne, nous gardons un très bon souvenir de cette ville.

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Puno, première étape péruvienne

Après 21 jours en Bolivie, nous traversons la frontière péruvienne et ajoutons un nouveau tampon à notre passeport. Nous arrivons à Puno, ville de 200 000 habitants au bord du lac Titicaca. Cette ville est avant tout pour nous un point de départ pour explorer les îles Uros et Taquile.
Les îles flottantes d’Uros, construites artificiellement en roseau (« totora »), ressemblent plus à un décor de cinéma qu’à un véritable mode de vie développé par les populations. Cependant, la visite en vaut vraiment la peine. Uros regroupe une quarantaine d’îles qui abritent des communautés de plusieurs familles. Accueillis par le chef en tenue traditionnelle et les 6 familles d’une de ces îles, nous avons le droit à une démonstration des techniques de chasse ainsi qu’à une explication détaillée de leur mode de vie. Nous nous glissons véritablement dans la peau de ces habitants en enfilant chapeau, veste, et pantalon traditionnels.
Nous reprenons le bateau en direction de la prochaine île, Taquile, à 2h30 de navigation. Installés sur le pont supérieur, nous profitons du soleil et des paysages magnifiques que nous offre le lac Titicaca.
Les habitants de l’île de Taquile sont des aymaras et ne parlent que très peu l’espagnol. Ils sont réputés pour leur art textile, et, fait étonnant, seuls les hommes peuvent coudre, les plus jeunes commençant à l’âge de 7-8 ans. Les vêtements jouent d’ailleurs un rôle important pour cette communauté puisqu’ils ont souvent une signification. Bonnet rouge pour les hommes : pas touche, ils sont mariés ; bonnet rouge et blanc : les femmes du villages peuvent passer à l’attaque.

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Potosi

Un choix qui aurait été judicieux si nous n’étions pas arrivés en pleine fête nationale. Après 6h de bus dans la plus parfaite tradition bolivienne (pause pipi au milieu des lamas, deux changements de couches culottes et éternuement de bébé sur le beau manteau de ski de Paul, des voyageurs qui s’inventent des arrêts de bus au milieu du désert), l’arrivée à Potosi (l’une des plus grandes villes coloniales d’Amérique du Sud au 17ème siècle pour ses mines d’or et d’argent) n’en fut pas moins pittoresque. Il nous aura fallu 2h – 20kg sur le dos- pour parcourir le kilomètre qui nous séparait de l’auberge. Tout cela facilitait par une altitude de 4090 m : Potosi étant la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde.

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