Bénarès (Vanarasi), plus grande ville sainte de l’Hindouisme

Il nous faut plus de 28h pour rejoindre Bénarès, depuis Katmandu, avec un passage de frontière hors du temps : il faut insister pour se faire contrôler et obtenir un tampon sur notre passeport. De son côté, Camille nous a lâchement abandonné et est partie retrouver le confort à Delhi avec son père et son frère, de passage pour dix jours en Inde.

Notre arrivée en Inde est conforme à tout ce qu’on avait entendu sur ce pays depuis neuf mois : des couleurs, des vaches dans la rue, des odeurs, des millions de personnes, beaucoup de bruit mais aussi des enfants, des mendiants, des infirmes… Et un détail qui nous suivra durant tout notre périple en Inde : une chaleur étouffante de plus de 40 degrés à l’ombre.

Bénarès est l’une des plus ancienne ville du monde. Ici on découvre la mentalité indienne sur les modes de vie et de pensées. Chaque année, trois ou quatre millions de pèlerins (plus de 60 000 par jour), viennent effectuer leurs ablutions rituelles dans le Gange pour se purifier l’âme. Ce fleuve est l’artère vitale de la ville, toute la vie s’y écoule. Le « grand n’importe quoi » indien atteint ici son paroxysme. Sur un premier Ghât (escalier descendant sur le fleuve), des blanchisseurs frappent le linge, sur un second des enfants se baignent, sur un troisième des gens font leurs ablutions, sur un quatrième des corps brûlent et sur un cinquième des touristes prennent des photos ! En effet, c’est ici à Bénarès que 200 familles viennent chaque jour incinérer le corps du défunt afin de mettre fin au cycle des réincarnations. Les restes du corps brûlé sont jetés à l’eau. En se baladant en bateau sur le Gange, Camille en a même aperçu un flotter.

Et comment ne pas parler de ces centaines de vaches qui déambulent dans les rues à la recherche de quelques déchets jetés par les Indiens en guise de nourriture. Elle est belle la vache sacrée ! Au contraire des vaches, les touristes se comptent sur les doigts d’une main (saison chaude oblige). Les seuls que nous croisons pendant nos balades sur les ghâts nous sont familiers. Après deux jours de séparation, nous retrouvons en effet par hasard Camille et sa famille !

Même s’il y a très peu de monuments à visiter, nous restons trois jours à Bénarès pour apprécier la vie au bord des Ghâts. En habits indiens, nous nous sentons presque comme des locaux. C’est un véritable coup de cœur pour nous.

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4 jours de treks au Népal, au pied de l’Himalaya mais … dans le brouillard !

En arrivant à l’aéroport de Katmandou, nous sommes tout de suite mis dans l’ambiance du Népal. Contrôle douanier inexistant, obtention du visa en deux minutes, taxi des années 60, pas d’éclairage et routes en piteux état. Pour économiser un dollar chacun, nous passons une demi heure à négocier une chambre et partageons finalement deux lits pour trois !

Au réveil, nous réservons un trek de 4 jours dans la région de Katmandou et partons en début d’après midi. Après l’ascension de 4000 marches, nous passons une première nuit dans les montagnes. Nous nous levons au petit matin pour apercevoir (vraiment de loin !) quelques uns des plus hauts sommets de la chaîne de l’Himalaya. La journée, nous marchons le long des collines en traversant des villages coincés dans l’ère du temps. Ce sont davantage des paysages de basses montagnes avec des cultures en terrasse (et même quelques champs de cannabis !) que des hauts sommets enneigés. Ce trek nous permet de rencontrer les population locales et les enfants sont toujours très contents de faire quelques mètres avec nous. Malheureusement, le temps est nuageux et nous sommes déçus de ne pas pouvoir admirer les montagnes.

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Au retour, nous faisons un stop à Bagdapur. Construite au 16° siècle, cette ville est réputée pour son architecture ouvragée. A chaque pas, nous admirons un joli balcon, une poignée de porte originale, un patio caché ou Angkor un temple travaillé. La ville est pleine de charme.

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Au retour du trek, Thomas ressent comme une « légère » frustration. 4 jours de marche, 100 euros en moins sur son compte bancaire (déjà peu fourni) et toujours pas de photo de l’Everest. C’est décidé, il sort les grands moyens et prend un avion pour aller voir le toit du monde à bord de Pigeon Airlines. Mais encore une fois, l’Everest est dans les nuages. Ce  n’est apparemment pas la bonne saison pour visiter le Népal. Ce n’est pas grave, il est déjà temps de partir pour l’Inde, le 18ème et dernier pays de notre tour du monde.

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Shanghai : la ville où tout est possible

Après une nuit de train, nous arrivons à Shanghai. Avec pourtant plus de 20 millions d’habitants, nous découvrons avec surprise une ville calme et aérée. Première expérience chinoise : nous indiquons l’adresse de l’auberge à un chauffeur de taxi, celui-ci refuse de nous emmener. Surpris, nous insistons un peu et comprenons qu’ils ne savent pas lire notre alphabet. Par la suite, nous prendrons soin de faire traduire au préalable nos adresses en chinois par l’aubergiste. L’après-midi, nous montons en haut d’une des plus grandes tour de la mégalopole et observons les grattes ciels de Shanghai, notamment celui de la tour de la Télévision et celui du « décapsuleur ».

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Le soir, nous sommes invités par l’oncle de Paul dans une pizzeria dans le quartier de la concession française. Le lendemain, nous passons la journée au lycée français international de Shanghai et rencontrons les classes de Première économique. C’est un échange très intéressant entre les élèves, leur professeur et nous. Lundi soir, nous retrouvons Florian, un ami belge de Paul, qui nous emmène dîner.

Le mardi, nous faisons une présentation des échanges Edhecs devant des étudiants de l’université Tongji. L’après-midi, nous nous rendons au gift market ou plus exactement le marché de la contrefaçon, pour trouver des polos Fred Perry à 5 € et des converses à 10 €. Nous passons 4h dans le marché, dont 3h55 à négocier les prix !

Mercredi, nous avons rendez-vous pour un petit-déjeuner avec Marie-Céline d’ANGEAC, diplômée Edhec 2002 et installée depuis 5 ans à Shanghai. Nous partageons pendant plus d’une heure son expérience dans le luxe. A peine le dernier croissant avalé, nous sommes invités pour « un déjeuner d’affaires » avec Mr Garreau de Labarre, en poste chez Rothschild, en haut de la tour « décapsuleur ».

Pour clôturer notre séjour à Shanghai, Florian nous organise un repas avec ses amis. Les plats s’enchaînent, les bières défilent, les desserts arrivent, et nous commençons à redouter l’addition. Coup dur pour notre compte bancaire : 9€ par personne ! Nous allons ensuite tester la folie des nuits de Shanghai dans une boîte. Nous sommes reçus comme des rois par les chinois, qui nous invitent à boire à leurs tables. Cette soirée restera dans les annales de notre tour du monde ! Merci à Flo et ses amies belges.

Shanghai a été un de nos coups de cœur de ce tour du monde.

Lycée français, universités, diplômés : le projet World Edhec Tour à Hong Kong

Hong Kong est une étape importante pour notre projet.

Nous avons la chance de faire la promotion de l’école auprès des étudiants des trois meilleures universités d’Hong Kong : HK University, HK University of Science and Technology et Chinese University.

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En fin de semaine, nous présentons le système des classes préparatoires auprès des élèves du lycée français Victor Segalen. Parents et étudiants sont contents de nous rencontrer.

Cette semaine a également été marquée par la rencontre avec plusieurs diplômés de notre école. Nous rencontrons Guillaume Besson, diplômé 2002 et en poste chez Goldman Sachs en finance de marché. Il nous invite dans un très bon restaurant chinois et partage son expérience d’Hong Kong avec nous. Merci pour cet excellent repas.

Nous interviewons également Sébastien Cabanel, en charge du développement du fonds d’investissement FundQuest chez BNP Paribas. Il nous accueille dans ses bureaux et échange avec nous quelques conseils sur la création d’entreprise.

Enfin, nous rencontrons Julien Mameaux, en poste au sein du département Stratégie chez Pernod Ricard. Il nous convie à une soirée de son entreprise, où nous buvons du champagne pour la première fois depuis le début de notre tour du monde, puis nous emmène dîner dans un roof-top de la ville. Sa femme nous rejoint et nous passons une très bonne soirée tous ensemble. D’ailleurs, le lendemain, nous retournons dîner avec eux et dégustons une délicieuse fondue chinoise. Merci pour ces très bons moments passés avec toi. On te tient au courant pour notre conférence 🙂

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Une semaine à Hong Kong en compagnie d’Alexis

Nous sommes accueillis par Alexis, un de nos amis d’école, qui vient de s’installer à Hong Kong en CDI. Mais quand on dit CDI à Hong Kong, il faut entendre : 6 jours de travail par semaine et 7 jours de congés dans l’année. Heureusement, il peut gagner 1 jour par année d’ancienneté, soit 10 jours de congés en 2014 🙂 Par chance, nous tombons un weekend où le lundi est férié, ce qui permet à Alexis d’avoir deux jours pleins pour profiter d’Hong Kong avec nous. Le samedi soir, nous partons sur le sud de l’île d’Hong Kong pour une soirée sur la plage. Nous y retrouvons que des Français aux profils très différents : VIE à la Société Générale, VIE à la BNP… Il y en avait même en VIE chez HSBC ! Cela ne nous empêche pas de passer une bonne soirée au bord de l’eau, mais qui s’arrête brutalement à minuit, heure où les policiers ont décidé de couper la musique. Nous partons donc vers Lan Kwai Fong en compagnie d’Alexis, son colocataire Simon et Clara, en weekend à Hong Kong et qui nous avait rejoint entre temps sur la plage. Après quelques bières et pas de danse endiablés, nous rentrons chez Alexis, épuisés par nos deux jours de voyage. On ne vous cache donc pas que le réveil le lendemain se fera en fin de matinée, voire début d’après-midi ! Nous partons ensuite nous balader dans le quartier de Causeway Bay, pour prendre la température de la ville. Le soir, nous rejoignons Clara et Morgane, nos amies de Singapour, pour déguster une spécialité locale : les crêpes au canard laqué. C’est un délice ! Il nous faudra ensuite 4 tentatives pour trouver un bar ouvert un dimanche soir et boire un dernier verre. Le lundi, nous partons faire une marche sur les hauteurs d’Hong Kong pour y admirer une vue plongeant sur la baie. Pour atteindre le sommet, nous empruntons l’escalator « le plus long du monde » dixit Alexis. Notre arrivée en haut du Peak est cependant un peu gâchée par la présence de nuages.

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Mercredi soir oblige, nous nous rendons à Happy Valley, l’hippodrome d’Hong Kong, pour assister aux courses hippiques. C’est une première pour Alexis ! Tous les mercredis, c’est dans une ambiance joviale que des milliers de Hong Kongais se rejoignent aux courses pour parier sur les chevaux et boire quelques bières. En bons joueurs, nous parions sur le cheval gagnant et gagnons de quoi rembourser les bières de la soirée.

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Le vendredi, Camille, fatigués par les garçons :), décide de partir seule sur l’île de Lantau pour visiter une statue géante du Bouddha assis. L’après-midi, elle se balade dans le village de pêcheurs de Tai O et déguste quelques coquilles Saint-Jacques toutes fraîches. Une journée au vert après l’agitation d’Hong Kong.

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Merci encore Alexis de nous avoir accueillis pendant une semaine. Nous avons été très contents de passer ces moments avec toi.

Hanoi – Hong Kong en 35 heures : oui c’est possible !

Nous devons nous rendre à Hong Kong, étape importante de notre projet. Pour y arriver depuis Hanoi, le moyen le plus simple est l’avion. Malheureusement, pas un billet à moins de 200 euros, soit 250 Mc Double. Le choix devient alors simple : nous rejoindrons Hong Kong par la terre. Ça commence tranquillement avec un bus qui quitte Hanoi vers 6h du matin et atteint la frontière chinoise 5 heures après. Deuxième bus qui nous emmène cette fois-ci à Nanning. En arrivant dans cette ville chinoise, nous sommes frappés par le nombre de grues et de barres d’immeubles en construction. Deuxième chose qui nous frappe : les panneaux. Tout est en chinois, on n’y comprend rien. Après un repas où il aura fallu imiter le poulet pour passer commande, nous trouvons tant bien que mal une Chinoise balbutiant l’anglais qui nous aide à acheter notre prochain transport. Nous prenons donc un train de nuit pour Canton. Ce qu’elle n’a pas réussi à nous expliquer, c’est que nos tickets n’ont pas de numéro de siège. Pour faire simple, 100 chinois dans un wagon avec 50 sièges, ça fait 50 chinois debout… plus nous ! Il nous faudra attendre 1h du matin et déjà 5 heures de trajet pour enfin avoir une place assise. Nous arrivons le matin, épuisés et partons au McDonald’s reprendre des forces. Le menu Big mac est à 1,7 euros, un record dans ce tour du monde ! La Chine risque de nous plaire ! Après cette pause bien méritée, nous entamons la dernière étape de notre périple. Nous prenons un dernier train depuis Canton pour Hong Kong. Celui-ci ne mettra que deux heures. Après avoir quitté Hanoi le vendredi matin à 6h nous arrivons à Hong Kong le samedi soir à 17h, pas mécontents d’y être enfin !

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Hanoi, le projet encore et toujours

De retour de la baie, nous retrouvons notre famille et partons au cinéma regarder un documentaire sur la condition des ouvrières au Vietnam. Un repas avec nems fait maison et poisson frais finit notre journée. Nous consacrons la journée suivante au projet. Nous nous rendons d’ailleurs au campus France d’Hanoi pour y promouvoir l’EDHEC. A défaut d’étudiants, nous présentons notre projet à la responsable du campus. Cela nous permet malgré tout de prendre conscience que les écoles de commerce ne sont pas une cible des étudiants vietnamiens. Le soir, nous dînons une dernière fois avec les enfants avant de quitter le pays. Nous serions bien restés plus longtemps au Vietnam, mais notre projet nous appelle à Hong Kong. C’est un pays dans lequel nous reviendrons avec plaisir. Merci à toute la famille pour nous avoir accueillis cette semaine. Grâce à vous, nous repartons regonflés à bloc pour ces deux derniers mois de voyage.