Nous prenons le bateau tôt le matin pour rejoindre Colonia de Sacramento, ancienne ville coloniale portugaise. Après une marche dans la vieille ville et l’ascension du phare, nous partons prendre un bain d’eau douce sur les bords du Rio Plata.
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Buenos Aires : Roland is in the place
Après une escale à Montevideo, nous atterrissons enfin à Buenos Aires. Nous rencontrons Annabel Dubois, en contrôle de gestion chez Danone Argentine depuis un an. Après une Thé-discussion, nous passons la soirée chez Marine, qui a gentiment accepté de nous héberger.
Le lendemain, nous retrouvons le papa de Camille, dit papou, dans une auberge fort sympathique : « l’hostal Hiltoun ». Roland s’improvise guide. Au programme de ces quelques jours, visite du musée des beaux-arts, balade dans le cimetière de Ricoletta, promenade et verre en terrasse sur les docks, détente à la piscine pour les uns, travail musculaire pour les autres, dégustation de Bife de Lomo, de Chorizo y de Kobe.
Rio, le retour
N’ayant pas pu pleinement profiter de Rio la première fois, nous y retournons pour quelques jours. Avec ses collines plongeant dans l’océan, la ville de Rio est magnifique. Balades touristiques au programme : visite du Corcovado, montée en haut de la colline Pan de Sucre, bain dans les vagues d’Ipanema (le Pampelonne brésilien). Camille sera d’ailleurs la seule sur la plage à ne pas porter de string ficelle.
Projet un jour, projet toujours : Alexis, notre diplômé Edhec à Rio, nous propose une visite de son usine pharmaceutique. Nous enfilons chaussons, gants, combinaisons et bonnets aseptisés dans un ordre très rigoureux pour répondre aux questions de sécurité et d’hygiène de l’usine. Un grand merci à toi Alexis pour nous avoir ouvert les portes de ton entreprise.
Lors de notre visite au Christ, nous rencontrons deux étudiants de Science-Po Bordeaux et sortons avec eux dans le quartier animé de Lapa. Le vendredi soir, des milliers de personnes s’y retrouvent, boivent des caipirinhas à tous les coins de rue et admirent les danseuses de Samba.
Camille un jour, Camille toujours : nous consacrons une journée entière au vol de son téléphone. Dépôt de plainte au commissariat et cellule de soutien psychologique. Le FBI et Interpol sont sur le coup.
Samedi matin, nous décidons de quitter Rio le jour même. Le soir nous décidons de quitter Rio le lendemain matin. Le lendemain nous décidons de quitter Rio le soir. Le soir, nous décidons de quitter Rio le lendemain matin. Lundi matin, nous quittons enfin Rio. Pour des raisons de prix, d’horaires, de carte bleue à crédit, de carte bleue à débit, de comparateur de vols et d’annulations par mail, nous avons cru ne jamais pouvoir quitter cette ville. Heureusement, notre weekend aura été marqué par Paul aux fourneaux (du à la perte d’un pari litigieux avec Camille) et par la rencontre d’un couple de français au début de leur tour du monde.
Ilha Grande, « S’il y a un paradis sur terre, c’est ici »
Nous passons les 4 jours suivants à Ilha Grande, île paradisiaque située sur la côte entre Rio et Sao Paulo. Au programme, randonnées, plages de sable fin et jus de noix de coco en terrasse. Les randonnées sont un vrai effort physique : la chaleur et l’humidité tropicales nous font perdre des litres d’eau dès nos premiers pas. Heureusement, l’effort en vaut la peine, nous arrivons sur la plage exceptionnelle de Lopez Mendes : Tom se transforme en Kelly Slater, Camille joue les vahinés sous les cocotiers et Paul tente de rattraper Kenenisa Bekele sur la plage. Le lundi soir, un violent orage éclate, coupure de courant générale sur l’île : il est temps pour nous de partir.
Sao Paulo, 5ème mégalopole mondiale
Nous consacrons une grande partie de notre temps pour notre projet au Brésil. Nous nous rendons donc le jour suivant à Sao Paulo, mégalopole économique du pays avec ses 18 millions d’habitants, ses 3000 gratte-ciels, ses centaines de kilomètres de bouchons et ses hélicoptères dans le ciel. A notre arrivée dans la ville, pas le temps de passer à l’auberge nous changer, nous enfilons une tenue correcte au terminal de bus et partons avec nos 25 kilos chacun de bagages à la rencontre d’Olivier Joannès. Diplômé en 1980, ayant lui-même effectué un tour du monde 30 ans plus tôt, Olivier est désormais installé au Brésil où il est associé chez RH Partners, cabinet de conseil en Ressources Humaines. Ses connaissances en psychologie ainsi que ses expériences professionnelle et personnelle nous permettent de réfléchir à notre avenir et à notre vie à mener.
Nous profitons de la journée suivante pour visiter la ville : quartier d’affaires, centre historique et vue panoramique sur la plus haute tour de Sao Paulo. On nous avait décrit une ville oppressante et vivant au rythme des centres financiers. Nous trouvons une ville agréable à découvrir, dynamique et cosmopolite, ses nombreux restaurants italiens, portugais, japonais,…, témoignent des différentes vagues d’immigration qui ont fait la richesse de cette ville.
Le soir, nous avons rendez-vous au lycée français de la ville. Devant parents et élèves de Terminale, nous présentons notre projet et le système des Grandes Ecoles en France. L’audience est très réceptive et les questions affluent. Nous commençons à être bien rodés sur notre présentation et les parents nous félicitent pour notre professionnalisme.
Rio de Janeiro en coup de vent
Après 20 heures de bus, nous arrivons enfin dans la ville mythique de Rio de Janeiro. Nous prenons nos quartiers dans une auberge sur Copacabana et retrouvons, pour la quatrième fois, notre fidèle irlandais, Adrian. Nous nous rendons sur la légendaire plage brésilienne de Copacabana pour un premier bain dans l’océan. Le soir, nous découvrons le concept de la « boat party » : après quelques verres et encas sur un bateau dans le port de Rio, nous mettons les gaz à minuit pour parcourir la baie. Le ponton se transforme alors en piste de danse et la cabine du capitaine en bar. Le difficile retour à la réalité quelques heures plus tard nous témoigne de la magie du moment vécu.
Le lendemain, nous reprenons rapidement nos esprits pour nous concentrer sur le projet. Le matin, nous nous rendons au lycée français de Rio. Malheureusement, les élèves sont en attente des résultats du bac, et sont donc logiquement peu présents à notre intervention. Nous discutons une heure avec le proviseur et vivons d’ailleurs en direct la publication des résultats des Terminales ES. Les scènes de joie et les quelques larmes nous rappellent de bons souvenirs.
En début de soirée, nous rencontrons dans un bar de Leblon, quartier huppé de la ville, Alexis Peyroles, diplômé EDHEC 1996 et directeur général d’une filiale d’un groupe pharmaceutique à Rio. Accompagnés de quelques bières et calamars fris, nous passons avec lui plusieurs heures très enrichissantes, son expérience permet en effet de nous faire réfléchir sur notre avenir. Pure coïncidence, nous croisons dans ce même bar trois australiens rencontrés la veille sur le bateau et finissons la soirée avec eux.
Les chutes d’Iguazu : Merveille naturelle
Nous arrivons dans une auberge aux allures de Club Med : piscine, bar en plein air, palmiers et bungalows. Des trombes d’eau nous accueillent : bienvenue dans la forêt tropicale !
Nous y faisons la rencontre d’un australien, Nik, bûcheron canadien 6 mois par an et backpacker le reste de l’année.
Les chutes d’Iguazu sont a la frontière entre le Brésil, l’Argentine et dans une moindre mesure le Paraguay. Nous suivons les recommandations des voyageurs et commençons par la partie brésilienne, censée être moins impressionnante.
Nous arrivons sur le site sous le soleil matinal et Camille décide de faire les choses en grand : nous découvrons à ses frais les chutes vues du ciel. Encore merci à toi pour ces 10 minutes exceptionnelles.
Revenus sur terre, nous débutons une balade plus classique du site où nous nous baladons sur les différents sentiers tracés à travers la forêt amazonienne. Nous arrivons au pied des chutes et nous faisons littéralement arrosés par la puissance de l’eau. Les changements de luminosité transforment le site. En quelques heures nous passons d’une ambiance tropicale sombre et humide à un paradis ensoleillé.
Nous finissons cette journée par la visite d’une réserve naturelle d’oiseaux : perroquets, vautours, flamants roses, toucans, papillons. Ce parc dans lequel se sont perdus quelques crocodiles et reptiles nous donnent un aperçu de la richesse de la faune locale.
Comme la veille, un bain de piscine et quelques bières terminent notre journée.
Le lendemain matin, notre excitation à l’idée de découvrir la partie argentine est douchée par des trombes d’eau. Nous parions sur une amélioration du temps pour la journée suivante et mettons à profit ce break pour avancer sur le projet. Re-belote le lendemain où des pluies torrentielles nous accueillent au réveil. Cette fois, plus le choix, il faut y aller. Mouillés pour mouillés, nous sortons la tenue de circonstance : tongues, maillot de bain et T-shirt.
Malgré tout, une fois sur les lieux, l’achat d’un magnifique imperméable « Touriste d’Iguazu » s’impose pour démarrer la visite.
Un petit train version « Disneyland » et quelques passerelles nous amènent en haut de la gorge du diable : gouffre vivant où se jettent des milliers de m3 d’eau. On n’en voit même pas le fond. La puissance, le bruit et les projections d’eau en font un spectacle surnaturel. Sûrement l’un des plus impressionnants de notre périple.
Nous continuons notre visite sur les passerelles inférieures. Le temps s’améliore et nous passons l’après-midi à apprécier la magie des chutes.
Paul et Thomas peu motivés par la soirée décident d’aller se coucher. C’est peut-être une erreur. Camille, plus vaillante finira la soirée derrière le bar à préparer ses propres cocktails.
Au réveil, nous vivons l’un des plus grands drames de l’Histoire : Camille s’est fait volé son Iphone avec tous ses contacts, tous ses textos, toutes ses photos et toutes ses applications. Le cœur lourd mais le sac un peu plus léger, nous décidons cependant de prendre le bus pour Rio de Janeiro.
Buenos Aires : Une capitale aux accents européens, vivante et nocturne
C’est bientôt la haute saison en Amérique du Sud et on le comprend très rapidement à notre arrivée. Toutes les auberges sont pleines, seul un établissement avec 300 lits nous permet de ne pas dormir dehors. Affamés après 20 heures de bus, nous goûtons aux spécialités locales : Tripple Whopper au Burger King.
Nous retrouvons des amies de l’Edhec et partons apprécier la vie nocturne de Buenos Aires dans un bar. Le lendemain, nous visitons le paisible et conviviale quartier de La Boca, célèbre pour son équipe de foot et ses spectacles de tango. Le soir, nous continuons sur notre lancée et suivons Marine, Noémie et Pauline pour faire la fête jusqu’au petit matin. Le jour suivant sera beaucoup plus calme : visite du marché de San Telmo, balade dans les rues de la ville et café panoramique sur le toit d’un hôtel.
Nous consacrons le lundi au projet : rencontre et interview de trois diplômés Edhec. Merci à Sophie, Magali et Florian pour nous avoir fait partager leur expérience.
Nous rentrons le soir dans notre auberge qui s’est transformée en discothèque et sommes malheureusement forcés de participer une nouvelle fois à la vie nocturne de la ville. On y retrouve d’ailleurs notre irlandais préféré (pour la 3ème fois du voyage) et les deux jolies suédoises de l’Inca Trail.
Dernier jour à Buenos Aires et dernier café sur la terrasse des filles où Paul et moi prenons le temps de la réflexion. Une lourde décision s’impose, nous devons nous rendre chez le coiffeur. Malgré certaines craintes, le résultat n’est pas si terrible. Nous avons par la suite juste le temps de rentrer à l’auberge pour prendre nos affaires et partons pour Puerto Iguazu.
Puerto Madryn : « la nature à portée de main »
Nous retrouvons la chaleur en arrivant à Puerto Madryn : notre été commence et il va durer 9 mois! Nous profitons de l’après midi pour mettre en place notre expédition des deux prochains jours : il nous faut trouver une voiture et deux passagers pour réduire les coûts. Nous rencontrons deux allemandes prêtes à nous suivre.
Première excursion : rencontre avec les pingouins de Punta Tumbo.
Après deux tentatives ratées à Punta de Choros et Punta Arenas, les pingouins sont finalement à nos pieds. Et par centaines de milliers. Réfugiés dans des terriers pour pondre et couver leurs œufs, ils sont aujourd’hui habitués à la présence humaine et sont même prioritaires sur le chemin balisé des touristes. Leur nombre et leur proximité rendent cette expérience inoubliable.
Le soir, bien installés dans notre petite auberge, nous profitons du barbecue pour savourer un délicieux steak argentin.
Deuxième excursion : rencontre avec les baleines franches de la Péninsule Valdès
Depuis le temps que nos amis backpackers et Camille nous en parlent, il nous est enfin possible d’approcher ces monstres marins . Nous embarquons sur un bateau et partons à leur découverte dans la baie. A l’instar des pingouins, elles arrivent ici en juillet pour donner naissance aux baleineaux (de beaux bébés tout de même de 6 mètres et 3 tonnes) après 12 mois de gestation. Les mâles repartent très rapidement vers l’Antarctique alors que les femelles restent 6 mois supplémentaires pour protéger leur petit. Nous ne sommes pas déçus par le spectacle. Les baleines, mesurant près de 17 mètres et pesant plus de 30 tonnes, sont au bord de notre embarcation, qui nous semble tout d’un coup bien fragile. La Péninsule Valdès est le seul endroit au monde où le touriste est assuré d’apercevoir des baleines.
De retour à Puerto Madryn, nous prenons un bus de nuit direction Buenos Aires.
El Calafate le froid, le vent, … encore et toujours !
Nous arrivons dans l’après-midi et prenons nos quartiers dans le camping de la ville : en bon français, nous privilégions la solution tente pour économiser 12 pesos, soit 2,4€ (par tête évidemment !). Après 2 mois d’attente et des échos unanimes de la part des backpackers rencontrés, nous nous ruons vers le premier restaurant de la ville et commandons un Bife de Lomo de 500g. Je crois que nous pouvons enfin le dire « Nous atteignons le nirvana gustatif » : pas besoin de la mâcher, la viande fond dans la bouche. De toute façon, il faut la goûter pour le croire ! Sûrs de notre bonne étoile, nous prenons la confiance et partons miser gros au Casino : avec 1€ par personne, la fortune ne peut pas être loin !
Le lendemain, nous partons visiter l’un des glaciers les plus impressionnants de Patagonie : le Perito Moreno. Fait rare : il est l’un des seuls glaciers au monde à avancer (3 mètres par an). Le spectacle est impressionnant : le glacier de 60m de haut est vivant, il gronde, craque, s’effondre et donne naissance à des petits icebergs. Après 3h de visite, retour à la maison.
Nous partons le jour suivant pour un trek de 2 jour au pied du mont Fitz Roy. Thomas souhaite ici remercier Camille qui a gentiment laver la tomate de leurs sandwichs dans le ruisseau du camping (eau trouble, non-potable et stagnante). Paul a eu raison de se méfier : les crampes d’estomac et les vomissements arrivent très vite pour Thomas et Camille. Il aura fallu à Camille toute sa volonté (et à Thomas et Paul toute leur patience) pour arriver au pied du Fitz Roy.
Affaiblis par la maladie, une bonne nuit de sommeil est nécessaire : nous plantons donc la tente à 720m d’altitude, avec des vents soufflant à plus de 70km/h, des températures proches de 0 et de la neige sur le toit de notre abri ! Nous recevons pour le dîner Manu, sapeur-pompier rencontré lors de l’ascension. Nous mettons les petits plats dans les grands : matelas gonflables en guise de tables et chaises, conserves de thon en entrée et pâté de jambon en dessert. Au réveil, c’est la tempête : nous changeons notre programme et redescendons plus rapidement sur El Chalten – petit village au pied du parc national des glaciers


































































































































