Parc Torres del Paine : retour à l’âge de pierre

Préparation rigoureuse pour 5 jours de camping dans ce parc national chilien : 4 jours de vivres (2kg de riz, 2kg de pâtes et des soupes), vêtements chauds, tente, sac de couchage, gourdes, matelas auto-gonflants … tout y est …. ou presque. En effet, nous arrivons au premier camp après 4h de marche enthousiastes à l’idée de déguster notre riz à la sauce tomate et réalisons qu’il nous manque l’élément clé du campeur : le réchaud ! Nous survivons grâce à la solidarité des autres campeurs qui nous offrent généreusement la fin de leurs bouteilles de gaz, quand ce n’est pas la fin de leurs assiettes ! Finalement après 10 h de marche quotidienne, 5 jours de trek et 100 km parcourus, nous terminons le circuit W du parc. Nous sommes émerveillés par la diversité et la beauté des paysages traversés : glaciers, icebergs bleutés, lacs aux eaux turquoises, une flore très colorée, des sommets enneigés, … Ce parc Torres des Paine restera sûrement pour nous l’un des plus beau décor d’Amérique Latine.

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Nous rentrons à Puerto Natales épuisés par ce trek qui restera l’un des plus durs de ce tour du monde, et avec sûrement 1 ou 2 kg en moins sur la balance (ndlr : Paul a fait un nouveau trou à sa ceinture).
Sauvetage des lunettes réussi : les gentils colombiens les ont ramenées à l’auberge. Depuis ce jour, notre bonne étoile nous suit : oubli de l’appareil photo dans une cuisine bondée de camping, abandon de chaussures dans un bus et perte de la caméra dans un dépôt de bagages ont connu la même fin que les lunettes de Thomas : retour au propriétaire (ndlr : récit de l’appareil photo – Tranquillement installés à notre table de camping pour notre petit-déjeuner, un étranger vient nous importuner : « vous n’auriez pas perdu votre appareil photo ? » nous : « Ah non sûrement pas » lui : « Vous êtes surs ? il y a des photos de vous sur l’appareil … nous un peu plus attentifs : « De quelle couleur est-il ? » lui : « Rouge » nous : « Ah effectivement c’est le nôtre » …)
Nous faisons définitivement nos adieux au Chili et prenons un bus dès le lendemain : direction l’Argentine ….

Punta Arenas ou le bout du monde

Ici c’est le pays des pingouins et nous sommes tout de suite plongés dans l’ambiance polaire. Arrivés à 4h du matin, la navette de l’aéroport nous dépose devant une auberge. Fermée ! Commence alors une marche interminable dans le froid polaire de Punta Arenas à la recherche d’un abris au chaud. Nous poussons la porte d’Eduardo avec les bouts de bois qui nous servent de doigts. Après 5h d’attente dans son petit salon, une chambre se libère et nous entamons une courte sieste de 4h.

Dans l’après-midi nous allons faire la connaissance des locaux de la région : Henri le pingouin et Christianne l’autruche.

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Le soir nous fêtons l’anniversaire de Tom en compagnie des gérants de l’auberge. Tom a le droit de décider de son repas et en choisi un très gastronomique : poulet, riz et crème fraîche sont au menu ! L’aubergiste Eduardo – ancien barman – lui prépare même un petit pisco sour. Pour son gâteau d’anniversaire, Paul et moi ayant été dans l’incapacité de trouver une bougie avec le chiffre « 2 » dans toute la ville, nous célébrons donc les 4 ans de Thomas au bout du monde ! Nous finissons la soirée dans une discothèque locale où nous sommes les 3 seuls touristes.

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Le lendemain, petit footing pour Thomas et Paul sur les bords du détroit de Magellan pendant que je profite de mon lit King size.

Réveil à 7h et départ quelque peu précipité vers Puerto Natales … Arrivé à l’auberge, Thomas se rend compte qu’il a oublié ses lunettes de ski offertes par grand-mère il y a 8 ans, le drame ! Mise en place du plan sauvetage des lunettes : 5 coups de fil, plusieurs jours de stress et un couple de colombien sur nos traces.

Santiago : le retour

Nous retrouvons nos amis belges en plein milieu de la route 5 : direction Santiago en 4X4. Arrivés sous des torrents de pluie, nous nous installons pour 2 jours dans leur chalet sur les hauteurs de Santiago. Le projet World EDHEC Tour continue avec une présentation au lycée français Saint Exupéry de Santiago. Rencontre pendant 2h avec la conseillère d’orientation, qui apprécie beaucoup notre projet. Barbecue et pisco sour home-made clôturent la journée.

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Le lendemain, nous nous baladons dans Santiago tous ensemble et finissons la journée dans un restaurant de sushis pour fêter l’anniversaire de Tom (24 ans !). Très gentiment, Isa et Jo nous conduisent à l’aéroport. Un dernier câlin à Zala – l’adorable chiot de nos amis belges nouvellement adopté – et nous nous envolons pour les terres australes de Patagonie.
Un grand merci à Jo & Isa pour leur générosité durant ce séjour.

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Cuzco, suite et fin

Nous décidons de rester trois jours à Cusco pour se reposer et profiter du centre ville décrété Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Nous retrouvons les deux suédoises de notre trek ainsi qu’Adrian (ndlr : notre irlandais du trek au Salar de Uyuni). Nous testons le buffet à volonté indien (une erreur digestive) et allons essayer quelques bonnes adresses nocturnes jusqu’au petit matin.

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Le lendemain, nous visitons les Salineras, magnifiques terrasses de sel au milieu de la vallée. Pour nous y rendre, nous prenons un taxi conduit par Lorenzo et lui permettons une belle augmentation de son chiffre d’affaire de la journée : pour preuve, durant le trajet, il recharge son téléphone, s’achète à boire, remet de l’essence dans sa voiture, planifie ses prochaines vacances….
Comble du trajet, il retire sa borne de taxi qui risquait de s’envoler avec la vitesse et retrouve sa femme en plein milieu du désert !

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Après 17 magnifiques jours au Pérou, nous redescendons sur Santiago pour retrouver notre couple belge de Punta Choros. 40h de bus nous attendent mais également une maison avec piscine qui surplombe la capitale chilienne.

Le chemin des Incas : 4 jours de treks à la découverte du Machu Picchu

Jour 1 : Mise en jambe
Après 3h de bus, nous arrivons au Km 82 où débute notre trek. Rencontre avec les guides, Pépé, Mario et Lino. Premier repas préparé par les 14 cuisiniers/porteurs. Première prise de contact avec notre équipe de 20 randonneurs : une norvégienne de 65 ans, deux suédoises, deux français en « voyage d’affaire », deux portugais vivant au Brésil….
Pour le premier jour, le programme est léger, seulement 3 heures de marche et quelques découvertes de ruines incas avant d’arriver à notre premier camp de base. Longue nuit de repos obligatoire sous la tente avant la grosse étape de montagne du lendemain et l’ascension d’un col hors catégorie.

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Jour 2 : Le jour le plus éprouvant
Nous nous attaquons à l’ascension d’un col à 4200 m d’altitude, soit 1000 m de dénivelé depuis notre camp de base. Ce chemin construit par les incas il y a plus de 500 ans et découvert seulement en 1945 est essentiellement construit de hautes marches en pierre. Il avait été détruit par les Incas au moment de la conquête espagnole afin de préserver leurs cités sacrées.
Efforts intenses, taux d’humidité élevé, transpiration abondante, manque d’oxygène, l’ascension n’est pas des plus faciles : il nous faudra plus de 5 heures pour atteindre le second camp de base et un déjeuner bien mérité.
Au programme de l’après-midi, sieste pour Camille et douche dans les cascades d’eau à 5 degrés pour Thomas et moi (ndlr : même le rhume que Thomas traîne depuis 4 jours ne nous fait pas regretter notre escapade givrée).
Nous terminons la journée par quelques jeux et reprenons des forces pour le lendemain.

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Jour 3 : Le jour le plus long
Réveil à 5h30 après une nuit entière sous la pluie et départ pour plus de 16 km de randonnée à travers la jungle. Découverte d’une flore impressionnante, descente de 3000 marches incas et arrivée dans un camp de base un peu moins rustique. Douches chaudes et bières sont au rendez-vous.
Une petite cérémonie finale nous permet de faire connaissance avec les porteurs. Ce sont majoritairement des paysans qui viennent gagner quelques soles de plus. Voilà plus de 3 jours qu’ils portent plus de 30 kilos sur le dos : tentes ; chaises, tables et nourriture. Pas besoin des explications de notre guide Pépé, ancien porteur, pour imaginer la difficulté de ce travail. Un grand merci à eux pour leur sourire et leur gentillesse.

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Jour 4 : Le jour le plus inoubliable
Nous nous levons à 3h30 pour monter les dernières marches qui mènent à Puerta del Sol, lieu qui surplombe le Machu Picchu, et y admirer le lever du soleil. Malheureusement, le brouillard est une nouvelle fois au rendez-vous (cf Huyana Potosi) et après deux heures d’attente, nous renonçons à l’apercevoir. Nous reprenons alors notre descente vers la cité sacrée. Arrivés sur les lieux, le temps se dégage peu à peu et nous pouvons enfin distinguer cette merveille. Nous entamons une visite guidée du site pendant quelques heures. Resté à l’abandon pendant plus de trois siècles, le Machu Picchu n’a été découvert qu’en 1911 par l’explorateur américain Hiram Bingham. En effet, lors de la colonisation, les Incas avaient caché tous les chemins qui menaient au Machu Picchu pour éviter que les Espagnols ne détruisent la cité. Les Incas (on en parle beaucoup mais ils n’ont régné que 100 ans : 1438-1532) ne communicant que par oral, il est aujourd’hui très difficile de comprendre la véritable histoire du Machu Picchu. Les historiens supposent que 1000 personnes y vivaient, principalement des femmes. Capitale religieuse résidence d’un empereur pour les uns ou lieu de culte consacré aux astres, le mystère est encore présent.

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Pour clôturer ces 4 jours inoubliables, nous entamons une dernière ascension, celle de Waynapicchu (« montagne jeune » en quechua, contrairement à Machu Picchu qui signifie « montagne ancienne »). Cette montagne domine l’une des 7 merveilles du monde contemporaines et nous offre un magnifique point de vue qui nous console de notre échec à Puerta del Sol.

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Nous rentrons le soir-même à Cusco, émerveillés par ces 4 jours d’aventure. Ce trek restera sûrement l’un de nos meilleurs souvenirs en Amérique Latine. Autrement dit, si vous comptez vous rendre un jour au Pérou, le passage par l’Inca trail est obligatoire et unique (limité à 200 touristes par jour, il faut le réserver plusieurs mois à l’avance).

Lima, ou comment visiter une capitale en 24H

Nous nous lançons dans un aller-retour express vers la capitale péruvienne pour notre première interview d’une diplômée Edhec. Nous retrouvons donc Elodie, promo EDHEC 2007, en poste au service économique de l’ambassade de France au Pérou. Un grand merci pour cet échange très enrichissant et bénéfique pour nous et notre projet. Nous restons dans l’ambiance Edhec et passons la soirée avec trois amies en échange à Lima. Les filles, merci pour votre accueil !
Le lendemain, nous nous baladons dans le quartier Miraflores de Lima en compagnie de deux parapentistes français rencontrés le matin même dans l’auberge. Nous partageons avec eux un Ceviche dans l’un des meilleurs restaurants de la ville. Ce plat typique du Pérou se composent de poissons crus marinés dans du citron et des oignons : c’est un délice ! Nous nous dirigeons vers les falaises de Lima, prêts à faire notre baptême de l’air de parapente (ndlr : Oui, Thomas on sait que tu as une vingtaine de vols à ton actif !). Quelle déception en voyant le drapeau rouge sur le décollage des falaises : le vent ne souffle pas assez fort, ce sera pour une autre fois.
Après un aller-retour express dans le centre historique de la ville, nous repartons vers le Sud, un peu frustrés de ne pouvoir rester plus longtemps, mais la capitale des Incas nous attend.

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Arequipa : enfin un supermarché !

Quel plaisir de retrouver un supermarché : nous n’avions pas vu autant de nourriture dans un même endroit depuis trois semaines. Après un bon bol de 500g de chocapic, nous retrouvons Mathias, notre Robinson Crusoé autrichien, et dégustons les meilleures crêpes du Pérou à l’Alliance française. Trop fatigués pour sortir le samedi soir, nous décidons de tenter le dimanche soir péruvien, c’est un total succès : 6 personnes dans la boîte (dont nous quatre et un serveur), un pisco sour façon pec citron et un irlandais amoureux de Camille.

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Le lendemain, Thomas nous déniche une petite adresse pour le déjeuner. Pour 3 soles (0,70 €), nous avons entré, plat et boisson. A nouveau un total succès : pour épargner notre palais, nous ne touchons pas à la soupe et pour sauver notre estomac, nous ne trempons pas nos lèvres dans la boisson ! Lancés dans un débat houleux – à savoir qui est le moins résistant entre Paul et Thomas – (ndlr : à l’heure où nous écrivons ce blog, Paul vient d’arrêter le bus entre pleine nuit pour des histoires de transit), seule l’extinction de la lumière du restaurant nous fait partir.

Pour la première fois de sa vie, nous emmenons Thomas faire du rafting. 1h30 de descente à pagayer dans les courants. « Forward », « Backward », nous tentons de manœuvrer le bateau tant bien que mal. De très bonnes sensations, quel plaisir !

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Après une matinée sportive, l’après-midi sera culturel : direction le musée Sanctuarios où est conservée « Juanita », la princesse des glaces. Cette jeune fille de 14 ans, restée 530 ans dans les glaces du volcan Ampato, a été sacrifiée par les Incas afin d’apaiser la colère des Dieux. Il aura fallu l’éruption d’un volcan voisin en 1995 pour faire fondre la glace et libérer Juanita de son tombeau. Nous sommes surpris par le très bon état de conservation de cette jeune fille : cheveux, dents, étoffe, peau sont encore présents.
Le soir même nous quittons Arequipa et malgré notre échec nocturne, nous gardons un très bon souvenir de cette ville.

Puno, première étape péruvienne

Après 21 jours en Bolivie, nous traversons la frontière péruvienne et ajoutons un nouveau tampon à notre passeport. Nous arrivons à Puno, ville de 200 000 habitants au bord du lac Titicaca. Cette ville est avant tout pour nous un point de départ pour explorer les îles Uros et Taquile.
Les îles flottantes d’Uros, construites artificiellement en roseau (« totora »), ressemblent plus à un décor de cinéma qu’à un véritable mode de vie développé par les populations. Cependant, la visite en vaut vraiment la peine. Uros regroupe une quarantaine d’îles qui abritent des communautés de plusieurs familles. Accueillis par le chef en tenue traditionnelle et les 6 familles d’une de ces îles, nous avons le droit à une démonstration des techniques de chasse ainsi qu’à une explication détaillée de leur mode de vie. Nous nous glissons véritablement dans la peau de ces habitants en enfilant chapeau, veste, et pantalon traditionnels.
Nous reprenons le bateau en direction de la prochaine île, Taquile, à 2h30 de navigation. Installés sur le pont supérieur, nous profitons du soleil et des paysages magnifiques que nous offre le lac Titicaca.
Les habitants de l’île de Taquile sont des aymaras et ne parlent que très peu l’espagnol. Ils sont réputés pour leur art textile, et, fait étonnant, seuls les hommes peuvent coudre, les plus jeunes commençant à l’âge de 7-8 ans. Les vêtements jouent d’ailleurs un rôle important pour cette communauté puisqu’ils ont souvent une signification. Bonnet rouge pour les hommes : pas touche, ils sont mariés ; bonnet rouge et blanc : les femmes du villages peuvent passer à l’attaque.

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